Briser le cercle vicieux de la solitude

Briser le cercle vicieux de la solitude
La "solitude ressentie" concerne un Français sur deux. La "solitude objective" est vécue par 9% de la population.

Derrière les chiffres des études consacrées à la solitude chaque année, les situations restent bien installées. Objective ou ressentie, elle ne cesse d'affecter la santé mentale. Pour créer du lien, les outils de Majestart restent à disposition.

Comment dans un monde aussi connecté, peut-on encore se sentir seul et isolé ? C'est tout le paradoxe de notre société que les études ne cessent de mettre en avant. D'année en année, les chiffres racontent des situations bien installées. En France, selon l'Ifop pour Goodflair, c'est 9% de la population soit une personne sur 10, qui vit en situation d'isolement. Une "solitude objective" qui touche d'autant plus Paris et sa banlieue, zone très densifiée, que les hommes, les ouvriers et les catégories modestes et pauvres. Et puis, il y a la "solitude ressentie", qui elle, concerne davantage les personnes jeunes et les femmes, et quasiment un Français sur deux. Si certains la savourent comme un "luxe", elle est vécue de plein fouet par ceux qui la subissent. 63% des jeunes concernés la vivent mal.

Alors est-ce vraiment un paradoxe dans notre monde contemporain ?
Pour Gilles Lipovetsky - professeur agrégé de philosophie dont L'ère du vide est l'un des principaux ouvrages, cette "épidémie de solitude" est un phénomène loin d'être déconnecté de nos sociétés. Bien au contraire, elles la fabriquent. En cela, la solitude en serait une caractéristique fondamentale, liée à l’essor de l’individualisme et à la désagrégation des liens sociaux traditionnels. Elle deviendrait une banalité partagée par tous, renforcée par la privatisation des modes de vies, l'hyperindividualisme et l'hypermodernité marchande et culturelle.
"Nous avons des sociétés fortement communicantes mais faiblement rencontrantes", souligne Gilles Lipovetsky, cité par la Fondation de France. Dans un monde surchargé de stimuli, la perte de sens crée d'autant plus un malaise existentiel alors que cette solitude s’accompagne d’un besoin croissant de reconnaissance, notamment via les réseaux sociaux.

Un lien ténu entre solitude et mal-être

La solitude affecte la santé mentale. Parmi les solitaires ressentis, 82% ont déjà vécu au cours de leur vie des troubles psychiques liés à la solitude.
Un cercle vicieux. Dans le témoignage qu'il nous apportait, B. originaire de Lyon, le résumait ainsi: "La solitude et la dépression s'autonourrissaient." Le psalmiste lui aussi rapproche les deux sentiments : "Tourne toi vers moi, Seigneur, aie pitié de moi, je suis seul et malheureux. Mon cœur étouffe de plus en plus, délivre moi de ma peur!"  "Ceux qui se sentent plus seuls vont moins bien. Et de fait, quand on se sent seul, on a 2,5 fois plus de risques de souffrir de détresse psychologique", rapporte la professeure Karine Chevreul, citée par le site du Gouvernement, qui a fait de la santé mentale la grande cause nationale 2025 et 2026.

Cet état concerne en priorité les jeunes, fragilisés par la pandémie du Covid, la précarité et l'instabilité. Rajoutons à la liste, un monde en crise. Une étude récente de l'Institut Montaigne dédiée à la santé mentale des jeunes de l'Hexagone aux Outre-mer rapporte qu'ils sont 59% à ressentir une solitude persistante parmi ceux qui estiment avoir une vie sociale peu active (43%).

Et voilà l'une des clés de nos sociétés hypermodernes face à la solitude. Créer, recréer du lien dans un espace physique. L'enquête de la Fondation de France en 2023 mettait en évidence l'importance des lieux comme espace de collectif et de lien (parcs, jardins, places, marchés). Des lieux, comme les établissements sportifs ou les structures associatives, où "le faire" est central pour revaloriser l'estime de soi.

Face à cette épidémie de solitude, Majestart s'est investi voilà quelques années dans la campagne "Seuls ensemble" avec l'objectif de faire sa part, d'aider et d'être acteur du lien social. L'art fédère, nous le savons en tant qu'artistes, et crée plus facilement des connexions.

Alors puisque le sujet de la solitude est malheureusement toujours d'actualité, nous rappelons que Majestart propose la location d’une exposition artistique de 19 tableaux réalisés par 14 artistes. Cette exposition est itinérante et peut être louée à la semaine.

Le jeu Le Grand bain est également une émanation de cette campagne. Et très certainement le plus bel exemple pour apprendre à se connaître et à briser la glace, au rythme que l'on souhaite et sans mauvaise réponse.
Pour détromper enfin les chiffres de la solitude et créer un espace de rencontre, en toute confiance. En brisant les cercles vicieux.